Fin 2016, 291 326 exploitations agricoles européennes cultivaient près de 12 millions d’hectares selon le mode biologique, contre 4,3 millions d’hectares en 2000. Entre 2015 et 2016, le nombre de fermes a progressé de +8,4 % et les surfaces bio de +7,6%. Plus de la moitié des surfaces et des exploitations bio se situent dans 4 pays : l’Espagne, 1er pour la surface et 2e pour le nombre de fermes ; l’Italie, 2e pour la surface et 1re pour le nombre de fermes ; la France, 3e ; l’Allemagne, 4e. Les surfaces en bio représentaient ainsi 6,7 % de la surface agricole utile européenne en 2016 (à titre de comparaison 5,7 % en France). Trois pays se distinguent avec une part des surfaces en bio dans la SAU totale supérieure à 15 % : l’Autriche, la Suède et l’Estonie. Avec plus de la moitié de ses terres agricoles cultivées en bio, la région de Salzbourg en Autriche précède la Calabre en Italie, l’Ouest de l’Estonie et le Noorland Central suédois qui cultivent plus de 30 % de leur surface agricole selon le mode biologique. À l’opposé, plusieurs régions européennes consacrent moins de 1 % de leurs surfaces agricoles à l’agriculture biologique. En 2016, la consommation de produits alimentaires bio est estimée à 32,6 milliards d’euros (+12 % par rapport à 2015). En valeur, près de 70 % des achats s’effectuent dans quatre pays : l’Allemagne (29 % de la consommation européenne en 2015), la France (22 %), l’Italie (9%) et le Royaume-Uni (8 %). Durant les dix dernières années, le marché s’est montré très dynamique en France, en Allemagne et en Suède alors que le marché britannique commence à retrouver son développement d’avant 2008. Les Danois suivis des Suédois sont les Européens qui y consacrent la plus grande part de leur budget alimentaire, respectivement 9,7 % et 8,7 % en 2016. A titre de comparaison, 3,5 % des achats alimentaires des Français étaient dédiés aux produits biologiques à la même date.